"Karafe : Le Vin sans complexe" Une journaliste a passé notre test. Voilà le résultat

Noémie Desarzens, de Riviera Chablais Hebdo, est venue nous voir en septembre. Elle n'a pas seulement posé des questions : elle a fait le test, comme n'importe qui, sans qu'on sache ce qui allait sortir.

Deux bouteilles lui ont été proposées. Un Clos de la Barthassade, du Languedoc. Et un pinot noir argovien de Tom Litwan, l'Elfingen Rüeget. Elle les a qualifiés d'ovnis.

C'est exactement le but.

Pourquoi le test propose ce genre de choses

Un pinot noir d'Argovie, personne ne le cherche. Ce n'est pas une région que les Romands associent au vin, et le réflexe serait d'aller vers une appellation rassurante.

Le test ne raisonne pas par région, et c'est là tout son intérêt. Il part de ce que tu réponds sur ton café, ton chocolat ou ce que tu bois pour te désaltérer, il en déduit comment tu perçois l'amertume, l'acidité et le sucre, puis il cherche dans la cave les bouteilles qui correspondent à ce profil-là. Que le vin vienne du Languedoc ou d'Argovie n'entre pas dans l'équation.

Résultat : tu tombes sur des choses que tu n'aurais jamais sorties du rayon toi-même, mais qui te vont. C'est une bien meilleure définition de la découverte que « un vin que tu ne connais pas ».

« Le choix du vin peut être une source de stress »

C'est ce que j'ai dit à la journaliste, et c'est le point de départ de tout.

Devant un rayon, la plupart des gens n'ont aucun moyen de prédire ce qu'il y a dans la bouteille. L'étiquette est jolie, le prix donne une indication vague, et le vocabulaire disponible — tannique, minéral, charpenté suppose qu'on sache déjà. Alors on prend ce qu'on a déjà pris, ou on demande à quelqu'un.

Notre réponse tient en trois minutes de questions qui ne parlent pas de vin.

Pas d'IA, et l'article le dit

Riviera Chablais a relevé le point : derrière la sélection, il n'y a pas d'intelligence artificielle.

Les règles sont écrites à la main, à partir de vins réellement dégustés. Quand le test propose un pinot argovien à quelqu'un qui boit son café serré, c'est parce que cette bouteille a été goûtée, rangée dans une famille de goût, et reliée à cette réponse-là par une règle que quelqu'un assume. Un modèle génératif, lui, produirait une recommandation à partir de ce qui se raconte en ligne sur une étiquette. Ce n'est pas la même chose, et ça ne donne pas les mêmes bouteilles.

Les deux pépites de l'article

L'article met en avant deux vins de la sélection.

Le Blanc de Blancs de Antoine et Irene Kaufmann, à Aesch près de Bâle. Un effervescent biodynamique issu de vieilles vignes en coteaux, avec des bulles d'une finesse rare. La preuve qu'on n'a pas besoin d'être en Champagne pour faire de la grande bulle.

Le chasselas de Steve Bettschen, sur les balcons de Lavaux. 290 bouteilles produites, principalement servies sur des tables étoilées. Un chasselas élevé en vieille barrique, qui part sur l'amande, le floral et un boisé très fin. Ça casse l'idée qu'on se fait du cépage — et si le sujet t'intéresse, on a écrit un guide complet sur le chasselas.

Où en est Karafe

La plateforme compte aujourd'hui plus de 10'000 profils de dégustateur (septembre 2026), dont environ un cinquième en Suisse allemande. Le catalogue dépasse 350 crus, dont un tiers de vins suisses.

La suite : un lexique du vin simplifié, et la possibilité de noter et de commenter tes découvertes parce que ce sont tes retours qui affinent tes recommandations.


Lire l'article complet : Riviera Chablais Hebdo n° 270, « Nous voulons démocratiser le goût du vin », par Noémie Desarzens, 16 septembre 2026.

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